Bayonne, mardi 20 mars 2018.

Réunies en assemblée extra-ordinaire lundi 19 mars, les associations membres du Groupement des Associations Bayonnaises ont débattu de la proposition de mise en place d’un accès payant durant les fêtes de Bayonne.

Le coût net des fêtes dans le budget de la ville est lourd et croît chaque année.
Les raisons de cette augmentation sont multiples, mais essentiellement liées à la sécurité et à l’infrastructure nécessaire pour répondre aux exigences de l’état.

Face à cette réalité, les associations pensent tout d’abord que le sujet de fond est le modèle économique des fêtes.
C’est bien le financement des fêtes de Bayonne qui est en jeu et non l’accès payant, qui n’est qu’une solution parmi d’autres.
Nous pensons que ce sujet doit être au cœur d’une profonde réflexion, intégrant des experts économiques et les forces vives de la société civiles, pour trouver des solutions pérennes au financement des fêtes.

Un problème de méthode : une fausse concertation

Sur la forme, les peñas bayonnaises regrettent que ce débat n’est pas eu lieu plus tôt et se fasse dans la précipitation.

  • La Commission Extra-municipale des fêtes n’a pas été mise à contribution pour travailler durablement sur ce sujet.
  • Les festayres, à commencer par les bayonnais eux-mêmes, n’ont pas été sollicités.

Ce sujet est en préparation par les services techniques de la Mairie depuis Juin 2017 et le sujet est présenté aux Bayonnais aujourd’hui… Un chantier ouvert plus tôt, dès septembre, aurait sans doute permis l’émergence d’idées pertinentes et évaluées en profondeur.

La Mairie souhaite prendre une décision pour début Avril. Le planning n’est pas réaliste si elle souhaite véritablement lancer un débat/discussion.

Changer l’ADN des Fêtes et de 80 ans de tradition… dans la précipitation

Les Fêtes de Bayonne sont des fêtes populaires, universelles, qui ont vu des générations déambuler dans les rues librement et gratuitement. Avec un accès payant, c’est l’ADN des fêtes qui est menacée. Les fêtes de Bayonne sont l’expression d’une liberté, unique et fragile, que nous devons préserver pour que l’état d’esprit reste.
Quelle est la raison d’être des fêtes de Bayonne ? Quelles fêtes voulons-nous ?

Notre crainte : transformer le Festayre en « Consommateur »

Rendre l’accès payant, c’est créer à court ou moyen terme, l’attente d’une « contre-partie ». C’est transformer le festayre en « consommateur ».
Lorsque l’on paye un accès, on attend une prestation, avec un niveau de qualité, très subjectif et ceci est en opposition avec l’esprit culturel des fêtes.
De fait, c’est l’ensemble des acteurs, professionnels, bénévoles, animations et autres spectacles qui sont menacés par les reproches d’un « consommateur » qui estimera qu’il a tous les droits puisqu’il paye, que tel ou tel événement n’est pas à la hauteur et ne « vaut » pas le prix payé.
Une fête traditionnelle populaire n’a rien d’autre à offrir que de la convivialité et du vivre ensemble.
Si la réalité commerciale des fêtes est une évidence, l’espace public en accès libre permet à chacun de participer à la fête selon ses moyens, et donc de participer sans discrimination pécuniaire.

Notre vision : une remise à plat du modèle économique des Fêtes de Bayonne : pas une mais des solutions.

La problématique est complexe et attend des réponses multiples. Nous ne croyons pas à la solution miracle mais à la somme de plusieurs solutions, qui, mises bout à bout, répondent au défi financier, durablement.

Nous pensons que plusieurs pistes n’ont pas été suffisant creusées, que d’autres n’ont pas été réévaluées au regard de l’évolution actuelle des fêtes : verre collector, vente en ligne de merchandising, valorisation, mécénat, etc…

Le défi économique et budgétaire est une réalité.
Fortes de leur position, dans un état contributif et constructif, les peñas bayonnaises sont à la disposition des autorités pour contribuer à une réflexion globale pour trouver collectivement des solutions.

Fêtes de Bayonne payantes : les associations défavorables

Une pensée sur “Fêtes de Bayonne payantes : les associations défavorables

  • 20 mars 2018 à 16 h 41 min
    Permalien

    la liberté cest aussi de pouvoir continuer a faire la fête
    on a adapté la sécurité a l’environnement hostile actuelle
    on a peut adapter la participation à la situation économique actuelle
    demander une participation symbolique nest pas une hérésie
    ce qui l’est plus cest de vendre des bouteilles de rosé espagnol achetées 1.50 et vendue 15.00 euros …..
    ou des gobelets de biere pression a eur 3.00…..
    la effectivement ils y en a qui pourraient participer a ce financement des fêtes avec le smarges quils font
    ce qui va etre plus délicat c’est d’installer une police de contrôle des festayres en règle ou non …et des portiques de contrôle de festayre ayant acquitté leur taxe ….on attend de voir ca avec impatience ….
    mais une participation symbolique avec un bracelet colorisé par jour ce serait festif …
    Xavier

    Répondre
    • 20 mars 2018 à 21 h 31 min
      Permalien

      Monsieur Moret
      Je vous attend autour d un café au vestiaire rue d Espagne afin de vous expliquer comment se passent les Fêtes de Bayonne
      Cordialement

      Répondre
  • 20 mars 2018 à 18 h 55 min
    Permalien

    remplacer la prestation d ‘Eco cup par une prestation effectue par des benevoles (pena,associations etc)

    Répondre
  • 20 mars 2018 à 19 h 15 min
    Permalien

    Pourquoi des limites au terrain de jeux des fêtes : « on va aux fêtes de Bayonne «  par bus par train, on. Accepte tous ce coût, mais respectons notre terrain de liberté et de jeux.
    Oui pour un bracelet de reconnaissance dufestaire mais VOLONTAIRE. Les restaurants gagnent beaucoup d’argent sur la consommation des festaires, participez pour que nous venions aux fêtes.

    Répondre
  • 20 mars 2018 à 23 h 08 min
    Permalien

    Pourquoi ne pas prélever une taxe sur les commerces du bab qui profitent largement des fetes de bayonne (vente alcools’ tenues des fetes et autres denrées dans les centres commerciaux et autres commerces) et tres souvent augmentent leurs prix en été !!!

    Répondre
  • 21 mars 2018 à 8 h 05 min
    Permalien

    Bonjour, je trouve pas juste de faire payer les gens pour aller à une fête populaire et déambuler dans les rues de Bayonne je trouve ça moche et idiot. Les gens paye assez ce jour là du moins les resto, les boissons, le train ou le bus, les manèges pour les enfants et les souvenirs et les petits en cas du moment style crêpes sandwich gaufres. La solution si vous perdez autant d’argent c’est tout simplement d’arrêter les fêtes de Bayonne vous aurez moins de chose à payer mais on arrête pas une tradition c’est comme si on arrêter de fêter Noël c’est une tradition. Non aux paiements des fêtes mais rogner les dépenses sur autre chose peut être comme les gens font dans leur foyer. Cordialement.

    Répondre
  • 21 mars 2018 à 8 h 20 min
    Permalien

    Bonjour, en tant que contribuable bayonnais et habitant de l’hypercentre, je mesure les moyens déployés par la mairie et les frais engagés pour les fêtes; aussi je rejoins Xavier pour un bracelet ( à 5 euros pour les 3 derniers jours par exemple … soit deux verres de bière…) pour participation aux frais communaux; un peu moins de monde peut-être, mais on y gagnerait en convivialité.
    Amicalement, Claude.

    Répondre
  • 21 mars 2018 à 19 h 34 min
    Permalien

    faire aussi payer les penas ils ont les avantages mais contribue pas comme les autres commerces de bayonne moi j habite bayonne je paye des impots pas question de payer pour aller aux fetes fallait pas non plus depenser autant d argent dans la navette fluviale alors que le pont est praticable a pied ou a velo en cherchant bien on trouverait de l argent si on ne le gaspiller autant

    Répondre
  • 27 mars 2018 à 7 h 49 min
    Permalien

    Contribution volontaire sur internet par exemple qui attribuerait un numéro de Festeyard. Puis organisation d’un tirage au sort qui permettrait à l’heureux gagnant de participer à la clôture depuis le balcon le dimanche des fêtes ou l’ouverture des prochaines fêtes selon son choix. Il faudrait quelques bons cadeaux pour ce petit veinard puisse profiter des manèges gratuit s le jeudi… quelques verres sans alcool, un repas. Une place ou deux au concert des fêtes. Un truc donnant gagnant

    Répondre
  • 31 mars 2018 à 16 h 01 min
    Permalien

    Bonjour à tous
    Le « coût » des fêtes est chiffré, mais l’apport économique pour la ville ne l’est pas, au travers des hébergements, commerces, visites…! Que l’on commence par nous montrer la réalité des comptes.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *